TOURISME A YSSANDON

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HISTOIRE ET DECOUVERTE


D’UN SIECLE A L’AUTRE

Notre colline d’Yssandon, d’une altitude d’environ 360 mètres, fut un important oppidum gaulois. Il donnait autrefois le signal du solstice d’été par de grands feux allumés à toutes les hauteurs voisines, par lesquels les Gaulois célébraient annuellement la fête de la lumière.

Dans le parc du Puy du Chalard, il existe une grotte dans laquelle ont été trouvé des pièces de monnaie de l’époque gauloise et gallo-romaine. Ces trouvailles firent dire à Mr Philibert Lalande au congrès archéologique de Brive en 1935   

« Yssandon et le Puy de Chalard sont, pour le Bas Limousin, les seuls lieux gaulois bien constatés ».

400 après JC | Les Francs et les premiers Mérovingiens

On raconte qu’un guerrier franc ayant combattu aux côtés du roi Mérovée fut récompensé de sa bravoure par l’investiture de la terre d’Yssandon. Il y fit construire sur ce mont un château, véritable forteresse, et domina toute la contrée. Des sarcophages sont visibles. Un est adossé au vieux cimetière près de l’église. D’autres sont enterrés aux alentours attestant que le lieu fut fréquenté très tôt par nos contemporains. A l’époque mérovingienne apparaissent les sarcophages trapézoïdaux souvent en calcaire. Les dernières fouilles de 2020 aux abords de l’église en ont révélé plusieurs.

Le testament d’Arédius de St Yrieix en 572.

Arédius, né en 515 à Limoges, étudia à l’abbaye de Vigeois. Lorsqu’il mourut le 25 août 591, il laissa un testament par lequel il légua de nombreux biens importants à son monastère. Nous pouvons affirmer l’existence d’une place fortifiée à cette époque car d’après son testament établi le 30 Octobre 572, nous lisons qu’il donna à ses moines, « domus in Issandone Castro ».

De 752-à-987 | les Carolingiens

Pépin le bref, fils de Charles Martel et père de Charlemagne se fit proclamer roi en 751.Par la cérémonie du sacre, l’église reconnaît le pouvoir du roi ; elle ordonne que l’on ait pour lui un respect religieux. On dit désormais, que le roi règne par la grâce de Dieu : la monarchie française naît à ce moment.

Afin de soumettre l’Aquitaine à son autorité, Pépin attaqua préventivement les bretons en 758 pour les empêcher d’aider le Duc Waifre d’Aquitaine, dernier défenseur des libertés de cette région. D’après une tradition, on dit qu’en 763, Waifre trouva asile dans le château d’Yssandon et y séjourna quelque temps.

L’histoire raconte que, Pépin Le Bref voulait s’emparer du château d’Yssandon. Il fit envoyer ses troupes au pied de la colline. Le château perché sur ce mont défiait toute attaque Une ruse lui fit remporter la victoire. Il ordonna à quelques soldats de faire main basse sur toutes les bêtes à corne de la région, certains parlent de chèvres, et à la nuit de les rassembler et de fixer sur leurs cornes une torche allumée et de les pousser, à un moment convenu vers le château.

 Les soldats du château aperçurent donc ces innombrables lumières, preuve pour eux qu’il s’agissait d’une attaque composée de centaines de soldats. Le comte d’Yssandon fit rassembler ces hommes sur le côté menacé. Dans le même temps, les francs glissant le long du mont, atteignirent les murailles dégarnies de soldats sur le côté opposé. Ils appliquèrent leurs échelles et commencèrent l’escalade.

Lorsque les défenseurs d’Yssandon comprirent l’habile stratagème, il était trop tard. Leurs ennemis avaient enjambé les mâchicoulis et lançaient la francisque (sorte de hache) en clamant leur cri de guerre.

Cette bataille engendra pour l’endroit le début d’une certaine décadence car il est également dit que Pépin fit arracher toutes les vignes sur son passage et notamment celles d’Yssandon qui étaient pour l’époque d’un grand intérêt économique.

Ne nous y trompons pas, encore une fois la tour actuelle n’est en rien un vestige de ce château détruit par Pépin le Bref. Les mâchicoulis en pierre n’existaient pas à cette époque contrairement à ce que laisse deviner la tour actuelle

1100 | la période des croisades

La conséquence des croisades vers 1100 fut que beaucoup de seigneurs périrent et d’autres se ruinèrent : ceci affaiblit la noblesse. Les paysans en profitèrent pour se révolter. Les marchands et les ouvriers se liguèrent. C’est alors qu’apparut le tiers état, c’est à dire l’alliance de puissants bourgeois dont le pouvoir croissait et qui commandaient le roi.

En 1108, Louis VI le Gros devint roi et essaya de prendre la Normandie au roi d’Angleterre, il fut vaincu. A sa mort, son fils Louis VII lui succéda. Son mariage en 1137 avec Eléonore d’Aquitaine permet au Limousin d’être remis à la couronne de France. La princesse Eléonore fut répudiée après quinze ans de mariage et épousa Henri Plantagenet qui devint Henri II, Roi d’Angleterre.

« Mariage par lequel sont venus plusieurs maux en France et en Aquitaine » nous indiquent des annales manuscrites de Limoges.

Suite à ce nouveau mariage, le Limousin et l’Aquitaine furent donc sous la domination anglaise. Richard Cœur de Lion, fils de Henri II, se révolta contre ce dernier et de 1176 à 1184, le pays subit ses excès brutaux. Il entraîna avec lui tous les serviteurs de son père, constitué de nombreuses bandes plus ou moins disciplinées que l’on appela « Brabançons ». Vers 1183, Richard Cœur de Lion, impatient d’autorité et de puissance, envoya ses troupes sur Issandon afin d’y vaincre ses ennemis et assiégea Pompadour et Malemort. Ils furent pour la région un grand fléau, pillant les églises et les châteaux, rançonneurs, ils ne laissaient derrière eux que désert et ruines.

Le cartulaire de Vigeois évoque qu’en 1183, les Brabançons firent le siège de Brive et se retirèrent à Yssandon tout en dévastant les alentours. On dit que deux milles personnes périrent dans ces combats.  

Le château d’Yssandon fit-il partie de la liste ? Entre 1183 et 1200.

En 1367, Charles V, donne l’ordre de remettre en état les forteresses les mieux conservées et de détruire les autres afin que l’ennemi ne puisse pas s’en servir.

La tour d’Yssandon serait-elle le reste de cet ordre royal ?

Durant trente ans, de 1562 à 1595, les guerres de religion se succèdent entre les catholiques et les protestants ; les protestants ou huguenots reprochant aux évêques de vivre à la cour comme de grands seigneurs et de trop aimer l’argent et les fêtes. Des escarmouches se multiplient, des bandes de protestants volent les troupeaux et menacent de tout incendier. C’est ainsi qu’une centaine de huguenots occupent la tour d’Yssandon ! Ils en seront délogés par Mr de Hautefort, lieutenant du roi, résidant à Brive. Il fit 35 prisonniers et exécuta les chefs. Quelques-uns réussirent à prendre la fuite. Suite à cet assaut, il ne serait resté de la place que la tour que nous voyons aujourd’hui.

On lit donc que les Huguenots occupèrent la tour et en furent déloger en 1595. N’y avait-il déjà qu’une tour restante et relativement importante pour abriter une centaine d’hommes ? Si oui, elle ne ressemblait pas ou très peu à celle que nous connaissons. Elle devait être plus imposante et fut détruite en partie, d’après cette version, ne laissant que le pan actuel.

En 1630, une épidémie de peste sévit sur la région dans tout le Bas-Limousin. Des ossements humains sont découverts de temps à autres autour de l’église, lors de travaux divers ; il pourrait s’agir de restes de soldats morts pendant les différents affrontements qui ont eu lieu au cours des siècles ou bien des restes de ces centaines de personnes décédées des suites de la peste.

En 1859, la tour d’Yssandon est classée dans la liste des monuments historiques.


Des personnes se sont illustrés dans l’histoire et nées dans notre commune d’Yssandon.

Colonel Jean Delmas 

Chef d’état-major, Commandant en chef des troupes d’occupation du Maroc. Né à Yssandon le 28 juillet 1874 décédé à Rabat le 01 décembre 1921, emporté par une grippe infectieuse. Inhumé dans le vieux cimetière d’Yssandon.

Jean Baptiste Cabanis

né en 1725 à Yssandon en Corrèze et mort en 1786 à Brive, est un physiocrate et agronome français. Le nom de Cabanis dérive du nom de l’ancien village de Chabannes dans le Limousin.  De 1761 à 1774, il est personnellement encouragé par l’Intendant du Limousin, Turgot (futur ministre de Louis XVI), à tenter des expériences nouvelles : culture de la pomme de terre, élevage de moutons merinos, plantations d’arbres fruitiers…En 1764, il gagne le prix de l’Académie de Bordeaux pour son mémoire sur la greffe en arboriculture, publié en 1776.

Son fils, Pierre Jean Georges Cabanis, célèbre médecin et philosophe, né le 5 juin 1757 au manoir de Salagnac à Cosnac, décèdé le 5 mai 1808, donne son nom au Lycée Georges Cabanis de Brive la Gaillarde.